Vassillant entre Goa et Gokarna, seule comme une mule (Que les chiens aiment)
Wednesday, 24. February 2010 11:13
Je suis partie de Goa seule. À l’heure qu’il est jpeux pas trop m’expliquer pourquoi…Mais j’en avais envis, je le sentais dans mes tripes, c’est aussi simple que ça (pas tout à fait, mais bon, je vais passer les détails pour une fois…) Il y avait ce petit stress de plus qui me faisait douter de ce qui allait suivre. Je me sentais comme si je recommencais un autre voyage. Je savais vers ou je me dirigeais, mais j’avais aucune idée du reste. Et quand t’es seule pour vivre ça, c’est une toute autre expérience. C’est comme si t’étais plus alerte, plus ouvert à ce qui se passe. C’est comme si TOUT ce qui se passe est là pour jouer en ta faveur (si tu pars positif bien-sûr). C’est une drôle d’impression: comme si la solitude nous amenait à voir des choses, rencontrer des gens, qui seraient demeuré absents sans elle..
J’ai pris une rickshaw jusqu’à Margao avec mon, maintenant énorme, sac à dos. À la station de train le Chai Wala qui m’a servi le petit déjeuné m’avait l’air quelque peu troublé de me voir voyager seule. Il a été très sympathique avec moi, tout comme un chien bourré de puces (as usual) qui s’est entiché de moi dès mon arrivé à la gare. Petite parenthèse…J’ai pas raconté un truc qui s’est passé à Goa avec les chiens. Et plus ça va, plus ça vaut la peine que j’en parle. Parce que je suis sur qu’il y en aura d’autres comme ça avant la fin et aussi parce que je commence à trouver ça pas mal cool comme truc.
Bon…Rewind vers Goa…On part de Arambol beach, 3 filles un gars, pour se diriger vers une plage plus au nord oû on peut voir des dauphins. On traverse le premier chemin fait de jungle et de falaises et on arrive à une autre plage, pratiquement vide d’êtres humains celle-là. Là, ya deux chiens qui nous “spot” et qui se mettent en marche. Ils font tout le chemin vers la baie des dophins avec nous. On fait du kayak, on voit pleins de dophins
et on repart dans le sens inverse. L’un des deux chiens décide de rester là et l’autre repart avec nous, ouvrant souvent la voie pour ne pas qu’on se trompe de chemin. Mon amie Alexe qui était là me dit que si ils font ça s’est parce que leur territoire est bien délimité et qu’ils ne peuvent pas traverser d’une plage à l’autre sans se faire attaquer par la meute dont c’est le territoire. Le seul moyen qu’ils ont de traverser en paix est d’être accompagné par nous, mammifères à deux pattes. Pas mal intelligents les cabots
. Bon…Quelques jours après ce périple je décide d’y retourner seule. Je pars, traverse Arambol et me rend à la prochaine plage. Là, encore, ya un chien qui est là et qui a l’air de m’attendre. Il me rejoint, tout content et se met à trotter devant moi. Je me dis “trop cool! Yen aura au moins un des deux totalement certain du chemin à prendre” et je le suis. Je passe l’avant midi avec lui à la baie des dophins, lui donne à boire, etc. Il attend que je finisse ma ride de kayak et repart avec moi. Tout ces détails pour en venir à ça: Je vous ai dis qu’il y a peu d’âmes qui vivent sur cette plage? Et je vous ai pas dis, mais je vais vous dire qu’il y a eut un viol d’enfant à Arambol au moment ou je suis arrivé
(une petite de 4 ou 5 ans, debuz). Ça plus un certain souvenir d’il y a quelques années ou je me suis fait attaquer par un dude à Montréal (cette histoire s’est bien terminé, ne vous inquiété pas trop parents et amis, le dude était reparti bredouille, la queue entre les deux jambes et le nez en sang). Bon tout ça commence à se balader sérieusement dans ma tête quand je vois un homme d’en haut de la première falaise me checker et commencer son ascenscion vers moi. J’ai sans doute été parano, le gars voulais peut être juste s’assurer que je savais par ou passer. Mais bon, avec le temps j’ai réalisé que dans des situations comme ça, vaut mieux être parano. Je me met donc en mode (scusez le mot) “décalisse d’icitte au plus vite” pi je commence à enjamber les roches à la vitesse grand “V”. Je me dis que si le gars veut me rattraper il l’aura pas facile. On revient maintenant au chien. Il était devant moi et m’ouvrait la marche jusqu’à ce que je commence à sentir monter l’adrénaline. AU MEME MOMENT il se retourne et il passe derriere moi, ENTRE MOI PI LE DUDE. Et il a même pris ses distances d’avec moi. Je savais que les chiens était protecteurs. Mais c’est pas MON chien ce chien là! Et c’est le chien de personne non plus, il est pas dressé ou rien. Pi je suis prète à mettre ma mains au feu qu’il serait intervenu si le dude se serait trop rapproché. En tout cas. Quand je l’ai vu faire ça, ça a presque totalement effacé la peur que j’avais. Comme par magie “pouff”. Je me tournais à tout les 30 secondes pour voir si le gars se rapprochait. Il m’a suivi jusqu’à la moitié du chemin à peu près. Et il a finalement viré de bord et est reparti d’ou il est venu.
Le chien de Margao a senti la même chose je pense. J’étais excité à l’idée de partir seule pour sur, mais il reste que je suis à l’autre bout du monde dans un pays qui n’est pas le miens. J’étais sur un petit boost d’adrénaline engendré par la peur que j’avais. Le chien a senti ma peur. Et encore une fois, m’a réconforté au moment de mon dépard, pour ne pas que je parte avec cette peur à l’intérieur. Trop hot les chiens Indiens je vous le dis
. Dire que j’osais même pas m’approcher d’eux au début, de peur qu’ils me filent la rage… Mais bon, si vous venez en Inde, faites attentions quand même. Ils sont loins d’être tous attachants!
Mise à part le chien, j’ai recontré un Turc vraiment sympatique sur un banc de la gare. On a prit train ensemble à déblatérer de tout et de rien. À un moment donné un Iranien assis de l’autre côté du wagon a surprit l’une de nos conversation et s’est joint à nous. Je vous dresse le portrait: Le turc, un musicien trimballant sa citare qui étudie la musique classique Indienne à Calcutta et l’Iranien, en vacance de maîtrise de physique nucléaire qui jout de la guitare électrique à temps partiel dans une band de Death metal, les deux ont les cheveux long mais n’ont pas grand chose en commun. Ce drôle de mix a donné lieu à de très intenses conversations. Ça m’a redonné confiance cette rencontre là. Confiance en moi mais surtout en “les autres”. Je suis aussi convaincu que je n’aurais pas parlé à ces 2 gars si j’avais pas été seule. C’est certain… Et je serais passé à côté de quelque chose sans le savoir.
Mais là…Sachant ça, va faloir que j’essais de rester “ouverte aux nouvelles rencontres” quand je serai plus seule. Reste à voir si ça va fonctionner autant…En tout cas j’espere.
Comme par hasard on voulait tout les trois se trouver une chambre à OM beach. On a donc prit un rickshaw ensemble. On a mis nos sacs sur le toit faute de place. AWWW les rides de rickshaw quand tu arrives à un nouvel endroit c’est tellement nice comme premier regard! Je regardais Gokarna pour la premiere fois à travers la pas-de-fenêtre en espérant que nos sac ne tombent pas du toit, la tête cognant à tout les dix secondes sur le toit du véhicule à moteur de tondeuse…I just love it
. Pi c’est même pas du sarcasme : J’adore ça
.
Arrivé à Om beach on est parti tout les trois de notre coté à la recherche de notre futur toit. On s”est dit: ” Pas la peine de se donner nos coordonner maintenant, c”est sur qu”on va se recroiser” (OM beach c”est tres petit) Et bien non! Je ne les ai jamais revu…
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