Are we lost yet?

Vassillant entre Goa et Gokarna, seule comme une mule (Que les chiens aiment)

Wednesday, 24. February 2010 11:13

Je suis partie de Goa seule. À l’heure qu’il est jpeux pas trop m’expliquer pourquoi…Mais j’en avais envis, je le sentais dans mes tripes, c’est aussi simple que ça (pas tout à fait, mais bon, je vais passer les détails pour une fois…) Il y avait ce petit stress de plus qui me faisait douter de ce qui allait suivre. Je me sentais comme si je recommencais un autre voyage. Je savais vers ou je me dirigeais, mais j’avais aucune idée du reste. Et quand t’es seule pour vivre ça, c’est une toute autre expérience. C’est comme si t’étais plus alerte, plus ouvert à ce qui se passe. C’est comme si TOUT ce qui se passe est là pour jouer en ta faveur (si tu pars positif bien-sûr). C’est une drôle d’impression: comme si la solitude nous amenait à voir des choses, rencontrer des gens, qui seraient demeuré absents sans elle..

J’ai pris une rickshaw jusqu’à Margao avec mon, maintenant énorme, sac à dos. À la station de train le Chai Wala qui m’a servi le petit déjeuné m’avait l’air quelque peu troublé de me voir voyager seule. Il a été très sympathique avec moi, tout comme un chien bourré de puces (as usual) qui s’est entiché de moi dès mon arrivé à la gare. Petite parenthèse…J’ai pas raconté un truc qui s’est passé à Goa avec les chiens. Et plus ça va, plus ça vaut la peine que j’en parle. Parce que je suis sur qu’il y en aura d’autres comme ça avant la fin et aussi parce que je commence à trouver ça pas mal cool comme truc.

Bon…Rewind vers Goa…On part de Arambol beach, 3 filles un gars, pour se diriger vers une plage plus au nord oû on peut voir des dauphins. On traverse le premier chemin fait de jungle et de falaises et on arrive à une autre plage, pratiquement vide d’êtres humains celle-là. Là, ya deux chiens qui nous “spot” et qui se mettent en marche. Ils font tout le chemin vers la baie des dophins avec nous. On fait du kayak, on voit pleins de dophins :)  et on repart dans le sens inverse. L’un des deux chiens décide de rester là et l’autre repart avec nous, ouvrant souvent la voie pour ne pas qu’on se trompe de chemin. Mon amie Alexe qui était là me dit que si ils font ça s’est parce que leur territoire est bien délimité et qu’ils ne peuvent pas traverser d’une plage à l’autre sans se faire attaquer par la meute dont c’est le territoire. Le seul moyen qu’ils ont de traverser en paix est d’être accompagné par nous, mammifères à deux pattes. Pas mal intelligents les cabots :) . Bon…Quelques jours après ce périple je décide d’y retourner seule. Je pars, traverse Arambol et me rend à la prochaine plage. Là, encore, ya un chien qui est là et qui a l’air de m’attendre.   Il me rejoint, tout content et se met à trotter devant moi. Je me dis “trop cool! Yen aura au moins un des deux totalement certain du chemin à prendre”  et je le suis. Je passe l’avant midi avec lui à la baie des dophins, lui donne à boire, etc. Il attend que je finisse ma ride de kayak et repart avec moi. Tout ces détails pour en venir à ça: Je vous ai dis qu’il y a peu d’âmes qui vivent sur cette plage? Et je vous ai pas dis, mais je vais vous dire qu’il y a eut un viol d’enfant à Arambol au moment ou je suis arrivé :( (une petite de 4 ou 5 ans, debuz). Ça plus un certain souvenir d’il y a quelques années ou je me suis fait attaquer par un dude à Montréal (cette histoire s’est bien terminé, ne vous inquiété pas trop parents et amis, le dude était reparti bredouille, la queue entre les deux jambes et le nez en sang). Bon tout ça commence à se balader sérieusement dans ma tête quand je vois un homme d’en haut de la première falaise me checker et commencer son ascenscion vers moi. J’ai sans doute été parano, le gars voulais peut être juste s’assurer que je savais par ou passer. Mais bon, avec le temps j’ai réalisé que dans des situations comme ça,  vaut mieux être parano. Je me met donc en mode (scusez le mot) “décalisse d’icitte au plus vite” pi je commence à enjamber les roches à la vitesse grand “V”. Je me dis que si le gars veut me rattraper il l’aura pas facile. On revient maintenant au chien. Il était devant moi et m’ouvrait la marche jusqu’à ce que je commence à sentir monter l’adrénaline. AU MEME MOMENT il se retourne et il passe derriere moi, ENTRE MOI PI LE DUDE. Et il a même pris ses distances d’avec moi. Je savais que les chiens était protecteurs. Mais c’est pas MON chien ce chien là! Et c’est le chien de personne non plus, il est pas dressé ou rien. Pi je suis prète à mettre ma mains au feu qu’il serait intervenu si le dude se serait trop rapproché. En tout cas. Quand je l’ai vu faire ça, ça a presque totalement effacé la peur que j’avais. Comme par magie “pouff”. Je me tournais à tout les 30 secondes pour voir si le gars se rapprochait. Il m’a suivi jusqu’à la moitié du chemin à peu près. Et il a finalement viré de bord et est reparti d’ou il est venu.

Le chien de Margao a senti la même chose je pense. J’étais excité à l’idée de partir seule pour sur, mais il reste que je suis à l’autre bout du monde dans un pays qui n’est pas le miens. J’étais sur un petit boost d’adrénaline engendré par la peur que j’avais. Le chien a senti ma peur. Et encore une fois, m’a réconforté au moment de mon dépard, pour ne pas que je parte avec cette peur à l’intérieur. Trop hot les chiens Indiens je vous le dis :) . Dire que j’osais même pas m’approcher d’eux au début, de peur qu’ils me filent la rage… Mais bon, si vous venez en Inde, faites attentions quand même. Ils sont loins d’être tous attachants!

Mise à part le chien, j’ai recontré un Turc vraiment sympatique sur un banc de la gare. On a prit train ensemble à déblatérer de tout et de rien. À un moment donné un Iranien assis de l’autre côté du wagon a surprit l’une de nos conversation et s’est joint à nous. Je vous dresse le portrait: Le turc, un musicien trimballant sa citare qui étudie la musique classique Indienne à Calcutta et l’Iranien, en vacance de maîtrise de physique nucléaire qui jout de la guitare électrique à temps partiel dans une band de Death metal, les deux ont les cheveux long mais n’ont pas grand chose en commun.   Ce drôle de mix a donné lieu à de très intenses conversations. Ça m’a redonné confiance cette rencontre là. Confiance en moi mais surtout en “les autres”. Je suis aussi convaincu que je n’aurais pas parlé à ces 2 gars si j’avais pas été seule. C’est certain… Et je serais passé à côté de quelque chose sans le savoir.

Mais là…Sachant ça, va faloir que j’essais de rester “ouverte aux nouvelles rencontres” quand je serai plus seule. Reste à voir si ça va fonctionner autant…En tout cas j’espere.

Comme par hasard on voulait tout les trois se trouver une chambre à OM beach. On a donc prit un rickshaw ensemble. On a mis nos sacs sur le toit faute de place. AWWW  les rides de rickshaw quand tu arrives à un nouvel endroit c’est tellement nice comme premier regard! Je regardais Gokarna pour la premiere fois à travers la pas-de-fenêtre en espérant que nos sac ne tombent pas du toit, la tête cognant à tout les dix secondes sur le toit du véhicule à moteur de tondeuse…I just love it :) . Pi c’est même pas du sarcasme : J’adore ça :D .

Arrivé à Om beach on est parti tout les trois de notre coté à la recherche de notre futur toit. On s”est dit: ” Pas la peine de se donner nos coordonner maintenant, c”est sur qu”on va se recroiser” (OM beach c”est tres petit) Et bien non! Je ne les ai jamais revu…

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Goa (bon yétait temps! hihi)

Wednesday, 17. February 2010 23:28

Si je peux résumer mon séjour à Goa en quelques mots je dirais: Plage, amis, partys, mohitos, procrastination. C’était, je dois l’avouer, mes activités principales. Ça et puis penser à me retourner toute les demis-heures question de cuire des deux bords…Une vraie crevette :)

Non mais il y avait quand même un peu plus que ça…Le train qui nous y a mené nous a montré une Inde bien différente: De belles maisons colorés, de toutes petites églises toutes blanches. Tout, ou presque, est très beau. Les paysages sont magnifiques aussi. Dès les premiers kilomètres dans Goa on réalise que cette province est très riche et on a trop pas l’impression d’être en Inde. “Goa is not India” c’est ce que tout le monde dit. C’est bourré de touristes de partout dans le monde (en majorité des Russes), qui viennent se la couler douce “on the beach”. Et il y a aussi beaucoup d’Indiens qui viennent passer leurs vacances ici. À ce qu’on dit il y a même des agences de voyages Indiennes qui vendent des forfaits incluants “un passage sur les plages de Goa ou vous pourrez voir des femmes en bikini”. Ils arrivent donc avec leurs jumelles et mattent les filles de loins lol. Bon là je trouve ça drôle mais quand on est sur la plage en bikini et qu’il y a une bande d’Indiens qui te matent sans trop de subtilité ou qui t’achalent pour te prendre en photo c’est un peu moins drôle. Mais ils sont chez eux!! Faut pas oublier ça! Ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent même si ça nous achale. Pi ya des touristes qui se promènent en monokini g-string! Sérieux… C’est à n’y rien comprendre. VOUS ETES FOLLES OU QUOI? On est en Inde pauvres cruches! Excusez-moi le dérapage de langage mais il fallait que ça sorte. Il y a des touristes qui sont vraiment deux watt des fois…

On a séjourné à Arambol, la plage développé la plus au nord. Ici se tient une énorme quantité de backpackers, de hippies, de musiciens, de jongleurs, de “fire spinner” etc. Tout les soirs au couché du soleil toute cette belle gang de joyeux lurons se rejoint sur la plage et deux groupes se forment.

Un groupe composé principalement de vieux hippies qui chantent des mantras et un autre, plus enjoué, fait de tout ce qu’il y a d’autre de vivant à Arambol. La première fois que je me suis pointé au couché du soleil, jme suis sentie chez nous :) . Ça explique peut être pourquoi autant de backpackers restent stické là: la vibe y est super chill. Ça explique aussi peut être pourquoi certains qui y sont venu y reviennent pour s’y établir plusieurs mois par année. À part ça et bien, il y a des partys à peu près tout les soirs, qui finissent pour la plupart à 10h pm, la musique étant interdite après 10h maintenant. Certains producteurs parviennent à disposer d’assez d’argent pour payer la police pour qu’ils ferment les yeux et font des partys “all night”. Mais c’est plutot rare. Ces partys finissent à un moment ou à un autre par être “bustés”.

(VIDEO COMING HOPEFULLY SOON :) )

Les 2 rues principale de Arambol sont bourrées de boutiques à saveur psychédelique. J’en connait une gang qui serait complètement disjonctés à l’idée de magasiner ici. De mon côté je dois avouer que j’ai du me retenir à deux mains, moi qui déteste magasiner. Goa c’est pour sur le meilleur endroit pour apprendre à barguiner à l’indienne. C’est ici que les vendeurs sont les plus “agressifs” et (pardonnez moi l’expression) “crosseurs”. Ils sont prêt à tout pour soutirer le plus de d’argent possible aux touristes. À la longue ça devient vraiment achalant car ils ne nous laissent JAMAIS en paix et sont que très rarement honnêtes. Un Indien de Goa m’a dit un truc à un moment donné. Il a dit:

“En Inde, il y a trois types de gens…Il y a ceux qui ont famille, travail, qui ont une vie qui absoluement aucun rapport avec celle des touristes. Ceux là, quand ils croisent un touristes vont simplement l’ignorer ou lui sourire. Quand ils te parlent ce n’est pas pour te soutirer quoi que se soit. Ensuite il y a ceux qui gagnent leur vie à vider les poches des touristes. Ceux là peuvent être plus ou moins manipulateurs voir même agressifs comme c’est le cas de la police souvent. Quand ils voient un touriste, ils voient des billets de banques. Ceux là sont pas trustables. Et il y a un troisième type: Ceux qui sont en train de réaliser qu’il est possible de retirer quelque chose d’une rencontre avec un touriste mais qui ne savent pas trop comment faire. Ils vont demander 5 rouppies pour des raisons totalement dépourvus de sens, des trucs du genre.”

Quand on est à Goa, ce qu’il a dit fait vraiment du sens. Malheureusement, sur les beach de Goa on échange beaucoup plus avec les Indiens du “deuxième type”. Je commençais presque à croire que la majorité des Indiens étaient comme ça, ce qui est totalement faux. Résultat: quand je suis sorti de Goa, j’étais en mode déffensif. J’étais beaucoup plus fermés à eux que je l’étais en arrivant. J’avais toujours une pensée en arrière plan quand un indien m’approchait: “bon qu’est ce qu’il veut lui encore!”.
Heureusement: Goa is not India.
Et en fait il ne suffit que de sortir un peu des plages pour s’en rendre compte. Un jour, j’ai accompagné mon amie Julie à Mapusa, elle devait trouver du matériel pour faire ses bijous. Cette excursion fut vraiment nice! On avait enfin l’impression d’être en Inde. On a pris le bus pour s’y rendre. Seules touristes au milieu d’un bus bondé d’Indiens qui s’en vont travailler à Mapusa. C’était plutot long comme ride mais tellement plus “real” et intéressant que de passer une autre journée à poirotter sur la plage. On a finalement atterries dans une boutique ou il y avait à peu près tout ce qu’elle cherchait! L’endroit était plutot bordélique et les instruments recouverts de poussière semblaient provenir d’un passé lointain. Travailler avec des instruments old school et artisanals de même ça doit être tellement plus inspirant! Je te souhaite que ça marche tout pleins tes affaires bella :)

Ma dernière journée à Goa fut pas mal nice! Deux autres pottes de Montréals venaient d’arriver et on a passer une soirée au Night Market d’Anjuna tous ensemble.

Dix Québéquers sur 5 scooters en sol Indien c’est beau à voir je vous le dis. :)


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Goa (coming soon )

Monday, 1. February 2010 7:57

Je prend un petit brake d’internet pour une semaine…Question de profiter du soleil :)

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Hampi

Monday, 1. February 2010 7:43

Une semaine plus tard dans les maritimes je vais finalement vous parler de Hampi. (pour les newbis) Vous pouvez clicker sur les photos pour les voir en plus gros…hihi)

Il y aurait tant de chose a dire sur cet endroit. Je vais vous laisser vous faire une idee : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hampi.

Car pour une fois…Je serai brève ou du moins je vais essayer. (je suis présentement à Goa sur le bors de la beach alors je suis pas trop dans le mood “écran d”ordinateur” vous le comprendrez…lol)

On est resté à Hampi une dixaine de jour, et je dois vous avouer que si on avait eut plus de temps devant nous…On serait resté encore plus longtemps.

Tout à Hampi était parfait (Ou presque…dans la mesure ou on est en Inde…): La vibe, le décor, les temples et leurs sculptures (Wow!!), les gens de la place; ceux avec qui on a discutés et ceux qui nous sourient le matin dans la rue et nous servent le meilleur Masala Chai ever. Les petits restaurants : Un qui a la réputation d’être le meilleur resto de toute l’Inde du sud : le Mango Three. On y a mangé presque tout les jours : awww je ne sais pas qu’est ce que je donnerais pour déguster leurs currys tout au long du voyage! Le restaurant offre une superbe vue sur la rivière et est en plein milieu d’une plantation de banane. Un autre ou on va déjeuner tout les matins, Le Shanti restaurant. On a connu l’un de serveurs qui était juste trop cool comme mec. À un moment donné il nous a parlé de son travail et ça nous a cloués sur place. Il travaille de 6 heure du matin à minuit le soir tout les jours sept jours sur sept et ne prend pas de poses par-dessus le marché, il dort même dans le restaurant.  Il fait 2500 roupies par mois, ce qui donne à peu près 55 dollars. Le pire c’est que c’est un bon travail ici! :S. Étant donné qu’on y allait tout les jours on lui a dit qu’on n’allait pas lui donner de type a chaque  fois mais qu’on allait attendre à la fin de notre séjour et qu’on lui donnerait à lui seul. (Normalement il sépare son type avec tout le monde du resto). Vers la fin on lui a demandé s’il n’avait jamais mangé au Mango Three. Il y était déjà allé mais n’avait rien mangé faute de moyens. On l’a donc invité avec nous. Il a pu prendre « un brake » de son travail pour quelques heures et nous accompagner. Je pense bien qu’il était content. À la fin du diner on lui a donné 500 roupies comme type pour le dix jours. Il ne voulait rien savoir! Mais après l’avoir forcé il a fini par l’accepter.  Ici 500 roupies de type c’est beaucoup, c’est en fait ce que ça coute pour qu’un enfant  aille à l’école pendant un an. Mais pour nous occidentaux  qu’est ce que c’est? C’EST FUCKIN ENK 11 piaces! Avec onze piaces on ne fait pas grand-chose avouons-le…Et le pire c’est qu’il y a des tonnes de familles qui n’ont pas les moyens de payer ça pour que leurs kids aillent à l’école. C’est fou quand même…

À part ça et bien Hampi c’est aussi d’innombrables singes. Un gars qui travail juste en face de notre Guest House en a apprivoisé un à coup de biscuits. Un soir je l’ai vu et je l’ai nourri, il y avait un chien pas trop loin. Le singe Shanti, ayant peur de se faire voler son biscuit, a « jumpé » sur une moto pas trop loin. Ça a donné lieu à une drôle de séance de photo.

Une journée on a monté les 565 marches qui mènent au temple d’Hanuman (http://en.wikipedia.org/wiki/Hanuman). La vue était extraordinaire et il avait tellement de singes!! Dont deux bébés trop trognons avec leurs oreilles décollées.

—————————————————————————————————————————-Hampi c’est aussi des vaches et des chiens.

Les « Holly cow » sont beaucoup mieux traitées que les chiens vous vous en doutez. Il est très rare qu’elles reçoivent des coups… Elles font pitié un peu tout de même parce que la terre de Hampi est pas mal aride. Il y a très peu d’espaces verts pour qu’elles puissent brouter à leur guise. Elles finissent donc par manger des vidanges…

Ya de leur merde à peu près partout, si tu ne pile pas sur une bouse de vache au moins une fois à Hampi c’est que tu ne sors pas ou que t’es extrêmement chanceux. (Bon…Check la fille qui essaie de justifier son odeur de merde…Elles m’ont eut hey oui! La merde est restée collé un méchant bout en dessus de mes sandales. Malgré l’heure que j’ai passé à frotter le mou brun indésirable du dessous de ma chaussure…Je sentais toujours…)

Hampi c’est aussi des chiens sauvages. Yen a des tonnes! Il est déconseillé de se promener le soir en partie à cause d’eux. Il y en aurait une gang qui ont la rage. La nuit est leur terrain de jeux, ou plutôt de bataille.  Ils se font la guerre une grande partie de la nuit. On les entend hurler et japper toutes les nuits vers les deux heures du matin. Ya aussi eut une nuit pire que les autres : TOUT, je dis bien TOUT les chiens de Hampi se sont mit à hurler en même temps. Tellement qu’on s’est réveillé, comme sans doute tout le monde dans Hampi. On est resté là à les écouter, bouche bée. C’était vraiment impressionnant, voir même, épeurant.  Mettons que dans ces moments là, t’as pas trop envie d’aller voir ce qui se passe…

Il y aussi un éléphant dans le temple de Hampi…Il est traité comme un Dieux et tout les matin à 8h30 ils le sortent et lui font prendre son bain. 

Sinon et bien…Tout ça c’est bien beau et tout. J’ai maintenant pleins de matériel pour mon film…Mais ça reste que c’est justement un peu trop beau. La réalité est différente de mes photos. Mise à part peu être celle là:

J’ai réalisé à Hampi que j’avais un problème avec le fait de capturer « les bads sides », les choses moins joli-joli. Si je veux des contrastes dans ce film là, va ben  falloir que je me déniaise et que j’arrête de figer quand c’est  le temps de sortir ma cam. Il y a des fois ou c’est tellement roff ce que je vois que j’en braille et que je suis incapable de dormir (heureusement ça arrive pas trop souvent). Ça m’est arrivé à Hampi. Il y a une femme qui  est venu me quêter de l’argent. Je ne l’ai pas vu arriver. Elle m’est juste apparue comme ça, sans que j’y sois préparé. Elle n’avait plus de doigts de mains ni de doigts de pieds, et il y avait ses os de pouce qui sortait de ses moignons rougeâtres. Elle avait le visage vraiment bizarre aussi, comme défiguré. Sur le coup j’ai pensé qu’elle avait été torturé…Mais je me trompais, c’était une lépreuse. J’arrivais à peine à la regarder… J’ai vu des films d’horreurs dans ma vie pi ya pas grand-chose qui m’écœure. Mais là… Ayoye. Rien à voir. Son image m’a suivi jusque dans mon lit le soir. Méchant debuz. Après avoir braillé à chaude larme je me suis finalement endormie et j’ai fait plein de cauchemars :S.  Le lendemain matin, comme par hasard (mon œil…),  la même femme est revenue se planter devant notre guest house pendant une bonne demi-heure alors que je buvais mon chai matinal. Je me suis forcée à la regarder,  essayant d’apprivoiser l’image. Je m’imaginais aller la voir et lui demander de prendre quelques clichés d’elle contre quelque roupies. Elle a eut l’air de sentir que je la regardais, à certain moments elle me regardait avec des yeux suppliants. JE SAIS qu’elle aurait accepté. Mais je ne me suis pas levé…

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En route vers Hampi

Saturday, 23. January 2010 10:43

Après un bon 24 d’attente & de train, on a continué notre route vers Hampi. Comment sont les trains en Inde? Et bien…En gros ça va.  Mise à part une chose…Ou peut-être deux…

1: Ya des dudes qui vont et viennent dans le train et qui vendent du chai, ils n’arrêtent pas de gueuler non-stop de 6am à minuit le soir “‘CHAI COFEE CHAI COFEE”!!! Sérieux…Ça devient vraiment agressant à la longue. Je me retenais salement de ne pas lâcher un ”VOS YEULES!!!” Mais j’imagine que c’est là aussi une question d’adaptation hihi (j’en doute).

2: L’Odeur de certaines gares de train. Ya bien des endroits ou ca sent la marde en Inde, mais j’avoue que c’est dans le train que t’as les drafts de puanteur les plus intenses. Ça a peut être à voir avec le fait que les toilettes des trains se déversent directement sur la trac pendant que le train roule. On a aussi pue remarqué que les environs des tracs de chemin de fer semblent être un endroit de prédilection pour faire son caca du matin.

À part ça c’est durant ce trajet que j’ai réalisé autre chose: Ici, je suis une extra-terrestre, et pas à peu près. Ça a donné lieux à de drôles de situations. La première a eut lieu à Guntakal (http://en.wikipedia.org/wiki/Guntakal) notre premier arrêt. On sort du train les 3 (moi Gab et un Allemand qu’on a rencontré dans le train) et on se chill sur un banc. Je réalise bien vite que tout les yeux sont rivés sur moi (et beaucoup moins sur les deux gars avec qui je suis malheureusement). Tellement que je me dis que je dois être la première fille blanche qu’ils ont jamais vu de leur vie.Là, ya 5 kids qui me checkent de loin. Ces kids là:

D’abord ils me dévisageaient de loin. Ensuite, après avoir réalisé que je ne mordais pas, ils se sont rapprochés un peu. Après un cocus général, la plus téméraire me demande mon nom, je lui réponds: Marylin. Présentations faites, ils m’ont tous dit leur nom un après l’autre. D’autres enfants qui me regardaient de loin sont accourus pour me dire le leur. À la fin je devais bien avoir 15 kids autour de moi (rendu très près…Genre TRÈS TRÈS près. Et c’était pas fini: Vla que les parents et quelques hommes se rajoutent au groupe. J’étais TOTALEMENT encerclée. Je me demande si je n’ai pas été leur principal divertissement de la journée. Je me sentais vraiment comme un animal de zoo. Mais c’était très drôle, surtout que les enfants riaient à chaque fois que je leur parlais. Ils sont finalement embarqués dans le prochain train et m’ont fait des tatas de la main durant 30 bonnes minutes avant que le train démarre. N’importe quoi! hihi. Ça nous a vraiment fait du bien à ce moment là du voyage, de rencontrer des enfants qui avaient l’air bien, qui ne semblaient pas être en manque de rien. C’était la première fois que ça arrivait alors…

Finalement cet épisode aura été très révélateur de ce qui allait suivre à Hampi. Des groupes d’enfants ou des familles entières nous arrêtent soit pour:

1: Se faire prendre en photo & voir la photo sur la cam après.

2: Se faire prendre en photo & voir la photo sur la cam après et demander de l’argent en échange en suite.

3:Nous serrer la main et nous demander notre nom et d’ou on vient.

4: Nous demander des “school pen” ( J”avais pas mal de crayons en arrivant….Plus maintenant! Si vous allez en Inde, pensez amener beaucoup de crayons! Ca fait le bonheur des enfants. )

5: Ou pour simplement jaser, ce qui est plus rare.

Ils sont pas mal comiques je trouve :)

J’essais d’imaginer pareille situation au Québec comme si par exemple à chaque fois que quelqu’un croisait un asiatique ou n’importe quelle personne d’une autre ethnie dans la rue on le dévisageait et on s’empressait de lui demander son nom…Les gens passeraient soit pour des fous, soit pour des racistes. lol

Ce qui est cool c’est que ce genre d’attitude montre qu’ils sont “intéressés”. Ils veulent en savoir plus sur de purs inconnus. C’est très chaleureux, et en même temps, quelque peu envahissants pour quelqu’un qui est d’ordinaire plutôt dans sa bulle.

Ici, yen a plus de bulle.

C’est terminé.

Mais je dois vous avouer que, pour une raison ou une autre, je commence à croire que toute bulle est bonne à péter. Reste à voir si je pense toujours la même chose dans 3 mois…

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Bombay (suite)

Monday, 18. January 2010 6:00

J’ai finalement sorti mon livre de hindi de poche vu que l’homme ne comprenait rien de ce que je lui disais. Il m’a finalement compris : je voulais qu’il me laisse à un endroit « sheap et agréable ». Alors me voici dans un hôtel plus dispendieux que ce que j’avais en tête : avec air clim, balcon, salle de bain privée avec toilette occidentale. C’est 4000 roupies la  nuit (à peu près 100 balles)…Ouch!! Mais ne voulant pas trop me casser la tête pour ma première nuit à Bombay, ça va aller. Je veux juste dormir! Les garçons de chambre sont aux petits oignons avec moi (presque trop) surtout un qui se cache de son boss et vient fumer des clopes dans ma chambre.  Après m’être enfilé un riz biriyani avec une grosse bière « Fosters » à la vitesse grand « V » je me suis couché. J’ai tout éteint dans  la chambre, même le  ventilateur de plafond question d’entendre  les sons. Bien sûr ya les klaxons de voitures qui semblent ne jamais s’arrêter, mais il y a aussi un étrange son que je n’arrive pas à reconnaître… Comme si quelqu’un perdait pied et déboulait du toit. Et ça se répète encore et encore. Je n’ai pas encore vu de singe mais je me dis que ça pourrait bien être ça, un macaque qui se pète des sprints au dessus de ma tête. Je ne pensais pas être capable de dormir avec ce boucan. Je me suis mis des bouchons d’oreille et les ai enlevés tout de suite. Va bien falloir que je m’acclimate! Aussi bien commencer tout de suite.

Je me réveille…J’ai aucune idée de l’heure, ya des trucs qui se cognent à ma fenêtre si fort que je me demande si je vais oser sortir sur le balcon. Je fini mon assiette laissé de côté plus tôt pi mmmmmm c’est encore bon même frette!! Pi à 1-2-3 go! Je sors sur le balcon en griller une.

Après deux nuits à faire des rêves bizarres  (J’ai l’impression que l’Inde commence déjà son exorcisme sur moi) je commence à reprendre le dessus sur le décalage horaire. Ça faisait longtemps que je ne m’étais rappelé mes rêves avec autant de précision! Je trouve ça nice :) . De la chambre, j’ai l’impression qu’il y a un couple qui s’ébat non-stop dès les premières lueurs du jour. Finalement, au bout de deux jours, j’ai réalisé que les sons de « déboulement » et de « baises torrides »  qui viennent de ma fenêtre proviennent d’oiseaux : de simples petites hirondelles qui font un boucan monstre.

J’ai finalement quitté mon hôtel dispendieux de banlieue le « Métro Palace » pour un hôtel plus sheap en ville. Sur la map ça semblait tout près! Il s’est avéré que le tout près était à 45 minutes de taxi. Plus près de 1h15 en fait car le chauffeur savait pas trop ou ça se trouvait. Après avoir demandé à une bonne douzaine de passants le chauffeur m’a amené à bon port. « 300 roupies ». Huuu…Attends…C’est l’équivalent de 6 dollars pour virailler pendant 1h15  en taxi… J’ai de la difficulté à  comprendre comment les chauffeurs de taxi font pour survivre après avoir  payé le gaz de leurs voitures…Et comment ils font pour endurer les heures suffocantes du midi, jammés dans le trafic, enfermé dans leur taxi brulant? Questions qui resteront sans doute sans réponses…

Ce qui me frappe le plus jusqu’à maintenant, c’est de voir se côtoyer la richesse et la pauvreté. Voir des gens qui n’ont rien dormir dans la rue sous une pancarte de produits de beauté… Des trucs du genre… Ou cet homme qui dormait en plein milieu d’une intersection ce matin. Une de ces intersections à trois voies bourrée de voitures dont le milieu est un minuscule terre-plein. L’homme dormait là à point fermé. Il ne doit pas trop craindre la mort… Ou ces chiens errants qui dorment à 5 cm des voitures qui passent. Ces routes sont un bordel incroyable! Le pire (ou plutôt le meilleur), c’est que cette anarchie semble fonctionner…C’est le chaos total et pourtant personne ne semble se faire rentrer dedans. Je n’ai été témoins d’aucun accident. Les piétons traversent n’importe comment aussi : j’apprends tranquillement à faire comme eux.  Je me dis que c’est tellement la façon de faire ici… Que le danger est minime. J’ai cru me faire renverser par un poussepousse à moteur hier : il est passé à 10 cm au plus de moi. Il m’a évité de justesse. Mais j’étais comme « sûr » qu’il m’éviterait… C’est drôle, je commence déjà à leur faire confiance.  Ils réagissent tellement vite!! (Si mes parents lisent ça…Vous inquiétez pas trop, je reste prudente :) hihi).

Ce matin je suis partie aux aurores, dès que les oiseaux se sont mit à chanter. J’aime visiter quand le soleil est pas trop haut et que c’est pas trop le bordel dans les rues. J’ai marché deux heures. Je voulais voir la mer, la sachant tout près. Sur le quai j’ai rencontré un Krishna qui m’a donné une fleur et attaché une cordelette à la main gauche (pour les femmes mariés). Il a baragouiné un chant avec mon nom et m’a apposé le 3e œil au milieu du front. Bon, ok… Je suis trop pas marié! Mais si ce qu’il dit est vrai…Je préfère ici ne pas montrer d’un bracelet à la main droite que je suis célibataire LOL. Une minuscule femme très jolie avec un merveilleux sourire est venue m’offrir un bracelet de fleur, « ça ne coute rien » qu’elle disait. Mais elle m’a finalement demandé de  lui acheter du lait en poudre pour son bébé de un ans. Je lui ai offert de l’argent pour qu’elle aille en acheter mais elle m’a dit que ça lui était interdit. Je me suis dis que sans doute quelqu’un derrière elle  l’aurait pris. Je peux me tromper car j’avoue que son sourire était tellement beau et enjôleur que je me dis qu’elle doit réussir à « avoir » pas mal de touristes. Je lui ai finalement acheté, en plus d’un pot de lait en poudre, un sac de riz qui va sans doute nourrir sa famille pendant une semaine. Malgré que je sentais avoir fait une bonne action, j’avais un doute… Et je ne pouvais m’empêcher de me dire que je ne dois pas être aussi généreuse ici. Va falloir que j’arrête ça sinon c’est moi qui vais devoir mendier dans quelques semaines!

Comme de fait, quelques jours plus tard, j’ai appris d’un français rencontré dans le train pour Hampi qu’il y a des tonnes de femmes qui quêtent de cette manière. Elles se font acheter le meilleur lait en poudre sur le marché et le revendent. Et la plupart de ces femmes sont nullement dans le besoin à ce qu’il parait.  Je me suis fait avoir!! Belle cruche! Je me disais aussi que son sari était pas mal trop beau pour une femme dans le besoin…

Mon copain Gab est finalement arrivé! :) . Le pauvre a eut toute une arrivé… Allez voir son blog pour en savoir plus. Le soir de son arrivé on est tombé par hasard sur un spectacle extérieur de musique indienne classique vraiment nice.

Le lendemain on s’est tapé une visite avec un guide en voiture question de voir le plus de choses possibles en peu de temps.  Il nous a amené dans un cartier pauvre, là ou tout les gens de la communauté font leur lavage. C’était assez intense comme expérience. Il y avait une douzaine d’enfant qui était à la sortie de l’école (minuscule cabane). Ils se sont laisser prendre en photo et semblaient même apprécier.

On est allé ensuite dans un « Jain temple », dans un jardin, et dans une maison qui fut jadis la résidence de Gandhi à Bombay.  Je suis présentement en train de lire sur Gandhi… C’était donc assez impressionnant d’être là et de voir la chambre ou il a dormi : petite chambre meublé si simplement, avec un matelas et un rouet.

Notre guide nous a aussi dressé un tableau de la pauvreté à Bombay. Il nous a parlé des réseaux   illégaux régissant la mendicité. À quel point il ne FAUT PAS donner de l’argent aux enfants qui quêtent dans la rue : « ça ne fait que rendre des hommes déjà riches encore plus riches ». À un moment donné, un jeune garçon avec un seul bras nous a quêté de l’argent à travers la fenêtre…Notre guide l’a chassé assez brusquement… Au stade ou j’en suis, je trouve ça difficile d’être brusque avec eux. C’est quand même des enfants!! Avant d’arriver en Inde, je savais que la  situation des enfants pauvres serait ce qui me dérangerait le plus, j’avais cependant pas idée à quelle point… Mais ce qui est le pire, c’est d’avoir à « faire comme si de rien était »  et continuer notre chemin sans y prêter attention. À force de les ignorer… Je suis presque persuadé que je vais devenir insensible. C’est dégueulasse quand j’y pense…

Notre dernière journée à Bombay fut vraiment nice! On a vogué jusqu’à Elephanta Island. On a visité des cavernes dédié au dieu Shiva sculptées à même le roc. C’était vraiment nice. L’Indiana Jones en moi était vraiment heureux :) . Jusqu’à ce qu’un singe pas mal crinqué fonce vers moi en courant… J’ai fait un sale saut! Surtout qu’il n’avait pas l’air très sympathique. J’ai jeté ma liqueur à bout de bras et il l’a ramassé en moins de deux. Le p’tit cr….!! Il m’a bien eut, j’avais à peine bue une gorgé et le voilà qu’il tinque ma liqueur comme un pro, comme si il avait fait ça toute ça vie.Moi qui trouvait ça cute des singes, je commence déjà à me méfier… Une bande de singe nous a aussi fait un show d’intimidation. Ils sont petits, mais ils font tellement de bruits! Je vous dresse le portrait : Une gang de singe en haut d’un arbre, l’autre gang en bas. C’est quoi le problème? On le sait pas. On sait juste qu’il y a deux singes pas contents de se voir. Pi que chacun a sa gang pour le défendre. Et là il reste à savoir laquelle des deux gangs à le plus grand pouvoir d’intimidation : « je cris plus fort » « NON c’est moiiii! » « pantoute! », « j’ai des plus grandes dents que les tiennes! », « Non!! Mon sourire fait bien plus peur!! »… , et ça continu pendant plus d’une demi heure. La gang d’en bas se retire… On se demande bien qu’est ce que le singe a pu dire pour réussir à les faire décamper. Un mystère.

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Bombay

Friday, 15. January 2010 8:18

Je suis arrivé à Bombay le 7 janvier à 4h pm. De l’avion je ne voyais que la moitié du ciel. Au dessus de la ligne horizontale bien définie qui se profilait sous mes yeux : le ciel bleu.  Dessous : du blanc. Un blanc opaque comme du lait. Quand l’avion s’est mis à descendre je regardais le nez collé au hublot pour être sûr de la  voir arriver. Cette fameuse ligne s’est avéré être la délimitation du smog :S. Un coup passé sous la ligne…Il n’y a plus de bleu… Seulement un blanc grisonnant. En plissant les yeux pour tenter de percer ce brouillard de boucane, je l’ai vu se profilant à l’horizon, telle une excroissance absurde sortant de la mer. Mon cœur a fait un bon et je n’ai pu m’empêcher de dire à voix haute : « This is incredible what men can build ». Mes yeux se sont remplis d’eau. Mon cerveau et mes yeux n’y croyaient pas. Ya pas de mots pour décrire ça. En y pensant même très fort j’en trouve aucun. Aucun adjectif n’est assez grand pour décrire cette énormité. L’homme à mes côtés, M. Abmai, un Indien d’origine qui habite maintenant à Londres, me regarde et me dit de manière solennelle : « This is (pause) Bombay ». Rajoutant ainsi à l’effet dramatique de la situation… Il semblait quelque peu ému lui aussi : Je voyais la ville pour la première fois et il a semblé très touché de ma réaction; comme si il compatissait avec moi. Et derrière cet air compatissant je sentais qu’il se disait : « t’as encore rien vu ».

Quelques minutes avant, M.Abmai m’avait conseillé de me rendre à la station de train Church Gate pour me trouver un hôtel et les deux femmes assises derrière sont intervenu me conseillant de me rendre en banlieue, dans Bandra ouest : « c’est un peu plus cher mais moins risqué pour une femme seule ». N’ayant pas trop envie de me casser la tête à mon arrivé, j’ai suivi leur conseil.  J’ai pris un taxi prépayé au quiosque de l’aéroport. Sur le papier que j’avais en main : le numéro du taxi. À la sortis plusieurs  personnes m’ont aidé à le trouver. Dans mon fort intérieur je me dis : « m’amènent-ils vraiment à mon taxi ou vais-je me ramasser à me faire « fourrer ». Finalement un jeune garçon m’arrache presque mon bagage des mains et le pose dans le coffre d’un taxi. Je regarde  le numéro du taxi « 885 ». Ça semble être le bon. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir un doute. Le petit gars me tend la main pour quelques sous et je lui donne ce qu’il veut. Le chauffeur de taxi…Premier vrai contact avec un Indien de Bombay : « I don’t speak english ».

Cinq minutes après avoir démarré, le taxi s’arrête et le chauffeur sort pour entrer dans une minuscule cabane en carton. On est en plein cartier défavorisé.  Je debuz. Je me mets à paniquer. « Mais ou est-il allé? Que fait-il? Il va m’amener ou?… Si je me suis fait avoir ici, personne ne pourra se douter ou je peux bien être, etc.…» Je regarde autour de moi et je ne vois qu’un bidonville et une pauvreté à laquelle je m’étais préparé certes, mais là c’était « live » et tellement pire. Pour ajouter à ma panique le chauffeur s’est absenté plus de 10 minutes. Ou peut-être était-ce 5? Les minutes m’ont parus très longues durant cet épisode d’adrénaline. Le chauffeur est finalement revenu et a redémarré. Riant de moi-même et me trouvant tellement parano j’ai finalement ravalé ma salive et recommencé à respirer. Awww ce que j’ai vu à travers la vitre! Mes yeux vierges s’attendaient à quelque chose mais pas à ça! Un gros bordel de taxis, de poussepousses à moteur, de motos ou siègent des familles entières. Tout ça sur une route bourrée de nids de poules, de poules, de chèvres et de vaches. La route semble avoir deux voix mais ya 4 rangées de voitures et de motos qui se coupent, klaxonnent, passent à deux cheveux de renverser des piétons, etc… Ya des taudis comme j’en ai jamais vu de chaque côté…Encore une fois je manque de mots. J’ai filmé une petite partie du trajet. Je me suis dit : « regardes à travers l’objectif, ça va être moins dûr ». Ça s’est avéré être une bonne solution pour ne pas que je me mette à chialer…

Ce video est la fin de ma ride de taxi…Le quartier ou je me trouvais est bcp moins pauvre…

(oups! à venir!! Le vidéo est trop gros :(   )

En attendant…Voici une photo d’une rue de Bombai…. D’un côté c’est très pauvre, de l’autre, très riche.

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Transit à Dubaï

Friday, 15. January 2010 7:49

Après m’être fait dorlotter dans des avions en première classe, me voici à Dubaï avec un bon 14h d’attente avant mon prochain vol. Il fait ici 22 degrés et c’est le soir 10h pm. Je viens de vivre la journée la plus courte de ma vie en position horizontale, un verre d’excellent vin à la main ( ca c’est sans compter les repas 5 étoiles et les films sur ma tv perso:  n’importe quoi…) C’est tellement absurde quand je m’arrête deux secondes à y penser. Là ou je m’en vais il n’y aura pas de bon vin ni de repas 5 étoiles. Heureusement d’ailleurs parce que mon voyage serait ennuyant pas à peu près si je me fis aux personnes que jai entrevus dans la partie de l’avion des gens frickés. Personne ne s’est adressé la parole mise à part un dude qui cruisait une hôtesse de l’air. Boooring!!!

La première chose que je me suis empressé de faire en sortant de l’avion fut d’aller fumer une clope. Muni de mes leggings moulants et de ma chemise de secrétaire je suis sorti au milieu de femmes en burcas.  « Bienvenu aux Émirats Arabes Unis! Ici t’as plutôt l’air d’une secrétaire cochonne; vas vite  te changer aux toilettes! ». Je ne me suis jamais sentie aussi nue de toute ma vie (en étant aussi habillé). Heureusement tout le monde est très poli ici; vraiment accueillant! Et les femmes sont si belles! Enfin celles dont on peut voir le visage… Malheureusement pour moi : L’aéroport de Dubaï est le seul aéroport au monde à ne pas avoir de cases de disponible pour les voyageurs (comme me l’a précisé très honnêtement une gentille dame de l’aéroport). Tactique pour que les touristes se tapent une chambre d’hôtel au prix exorbitant.

« Not me thank you :) »

Après une nuit horrible à essayer de dormir au frette (il y a abus d’air clim par ici) et à me trimbaler de l’intérieur à l’extérieur pour passer le temps, je suis finalement embarqué dans mon dernier vol qui, cette fois-ci est un « El cheapo flight ». Un peu déçue de ne pas avoir vu Dubaï, je suis restée le nez collé à la fenêtre durant le décollage question d’en avoir un petit aperçu. Le seul mot qui me vient en tête : What The Fuck !?!? Sérieux. C’est complètement insensé! Des manoirs immmmmenssssses!!! Je n’ai jamais, au grand jamais, au grand jamais, vu des piaules aussi grosses! Et ya de fortes chances que ça n’arrive plus jamais. Les terrains sont entourés de jardins dignes du palais de Versailles, plusieurs de ces jardins ont des énormes bassins en leur centre. Les pelouses sont vertes fluo alors qu’on est en pleins désert. Tout ça vu d’en haut donne des structures et formes géométriques précises et symétriques. La plupart de ces châteaux doivent avoir minimum 4 étages de haut, je ne veux même pas m’avancer sur le nombre de pièces. C’est complètement surréaliste de penser qu’il y a des gens assez riches pour se payer un tel luxe en ce monde. Je suis bouche bée. :S

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Ok…C”est l”heure!

Friday, 8. January 2010 2:07

(A noter que je suis sur un clavier anglais et que j”ai peu de temps devant moi. Desole pour le manque d”accents et pour les mauvaises ponctuations. Je vais me corriger lorsque ca sera possible. Je deteste voir de fautes de francais sur internet et la il y en a des tonnes!!Je me corrigerai c”est promis!!)

Le cul assis sur un banc de l”aeroport, je me demande pourquoi je ressens absolument rien. C”est bizarre…Le vide, pas d”emotions…Quedale! Niet! Je sais pas si c”est le fait d”etre fatigue et d”attendre mais je rescent absoluement rien a l”idée de partir pour les Indes la. Cette impression de neant m”est apparu au moment ou j”ai appelle le taxi pour me rendre a l”aeroport. Apres ca : plus rien. Ca fait plus de 6 mois que je pense a ce voyage et que je rescent pleins d”affaires, et la, rien?!? Je pense que ca veut dire qu”a partir de maintenant, je vis uniquement dans le present. Mais j”ai quande meme hate que mes “feelings” reviennent la!  C”est tellement bizarre.

Apres un nombre interminable d”heures a attendre a l”aeroport (je suis arrive bien trop tot et mon vol a ete annule. Je vais prendre le vol suivant 4 heures plus tard grrr) après la fouille lazer, la fouille a mains nues et deux fouilles de bagages de suite, j”ai finalement passé les douanes americaines qui font maintenant plutot dans le genre hardcore. Quelle chance d”avoir mon transit a Atlanta!

Un marocain proprietaire d”une enterprise d”import export de fruits m”a offert a dejeuner et on a discute de la condition humaine actuelle et du systeme capitaliste. Il a dit une phrase que j”ai bien aime : “ l”avenir est dans les relations humaines”… Tellement ! Bonnes relations humaines au travail = employes plus performants, de meilleur humeur, etc. Apres cette discussion, je me suis mise a analyzer le comportement des employes de l”aeroport. On voit que les relations humaines sont point a l”ordre du jour ici. J”y suis depuis maintenant pres de 10h et je ne fais que rencontrer des employes fatiques, les traits tires, impatients, certains meme frustres ou carrement brusques.Qu”est ce que vous faites? Changez de job si vous aimez pas ca! Vous allez vous rendre malade!

J”ai eut mon ticket d”embarquement . Hihaaa jsuis en premiere classe! Ca aura valu la peine que je m”habille chic . (Un gros merci encore aux deux personnes concerne pour ce fabuleux billet standby!!! Mercimercimerci!!) Le plus drole, extraordinaire?!?!?! c”est que mon siege est le numero: 3D. mouhahah. Ah les hazards…Mais est-ce vraiment un hazard? Est ce aussi un hazard que j”arrive a Dubai le jour de l”inauguration du plus haut gratte-ciel au monde?

A Atlanta ils m”ont fait attendre jusqu”a la toute derniere minute avant de me donner mon ticket d”embarquement pour Dubai. “l”avion est pleins” pas de premiere classe pour moi cette fois ci…Pas grave, je trouve ca cool d”etre avec le vrai monde cette fois-ci. Je me met a la fin de la file et je parle avec un americain qui retourne en Iraq. Je lui pose quelques questions et il me dit qu”il adore ca l”Iraq, que c”est comme un “social club”. Hum…Ouhai…Pas rassurant tout ca.

Tout juste avant d”entrer dans l”avion jsuis rappelle. Le gars du comptoir dechire mon billet et me dit que j”ai une meilleure place. Je check mon ticket : 1A. Bon ok… awww ! La, je suis toute exite a l”idée de passer mon vol de 12 heures dans le plus enorme avion dans lequel jsuis embarque de ma vie. La premiere classe d”un avion de meme ca doit etre dla boulette…

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